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13.01.2009
qui a perdu à Gaza ?
Assez ! Salauds fascinés que vous êtes par vos muscles d'acier, vos rayons laser, vos bombes en grappes, vos bombes à implosion... Assez !
Mahmoud Darwich in Une mémoire pour l'oubli
Quelque soit l'issue de la guerre menée actuellement contre Gaza, on peut déjà considérer que l'état d'Israël l'a perdu sur le plan moral.
En effet, comment peut-on légitimer les punitions collectives, le massacre de centaines de civils dont la moitié est composée d'enfants, de femmes et de vieillards ?
Comment peut-on justifier la destruction systématique de milliers d'habitations, de dizaines d'écoles et de mosquées ?
La force a aveuglé les dirigeants d'Israël. Utiliser les armes les plus sophistiquées, massacrer des centaines de civils, transformer en enfer la vie quotidienne d'un million et demi de personnes déjà affamés, affaiblis et isolés par un blocus qui dure depuis des mois parce que le Hamas a lancé quelques roquettes bricolées qui ont fait quatre blessés et quelques dégâts matériels, cela s'appelle bien démesure, disproportion et folie de puissance. Cela s'appelle tout simplement crimes de guerre.
Israël payera sa folie tôt ou tard. Même si elle va utiliser tous les moyens de propagande et de pression dont elle dispose, elle ne pourra effacer le souvenir des horreurs et crimes commis par son armée. Plusieurs générations à travers le monde ont assisté en direct à des carnages, enfants et femmes tués, mutilés, brûlés, des images de bombes à phosphore blanc lancés sur des zones très peuplées. Ces générations lui demanderont certainement, d'une manière ou d'une autre, des comptes.
Israël a perdu devant la consicence mondiale et face à l'Histoire.
Quelques articles intéressants :
Israël face à la conscience des peuples de l'écrivain Israëlien Uri AVNERY
Entretien avec Stéphane Hessel ancien résistant et déporté Français qui a notamment rédigé la déclaration des droits de l'homme en 1948
Il s''agit de punir les Palestiniens du seul fait qu'ils continuent à exister : entretien avec l'écrivain et militant de la paix Israélien Michel Warschawski
deux aritcles sur le traitement médiatique de la guerre contre Gaza : sous couvert de neutralité et de sources bien informées
Gaza, la trahison des clercs de Mezri Haddad
20:12 Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : gaza, palestine, israel, proche orient, crime de guerre, drits de l'homme, démocratie
Commentaires
La vraie question est : qui a gagné à Gaza?
Et les deux camps vont s’octroyer la victoire, entre temps des civiles sont tués…
Ecrit par : le mythe | 13.01.2009
C'est le seul conflit que je connais ou le vaincu sera
glorifie et honore' pendant que les 'vainqueurs' bouchers seront meprises et avilis par les temoins et les observateurs
Ecrit par : xoxo | 14.01.2009
Israël se considère audessus du droit international et bien sûr au dessus de la Morale!
Comment pourrait-il perdre contre une notion qu'il ne reconnait pas?
Seule une réaction effective de la communauté internationale peut éventuellement changer la donner dans la région!
Sinon dans un an, deux ans, plus peut-être nous reverrons les mêmes scènes d'horreur ailleurs sur d'autres parties de la Palestine.
Ecrit par : hmida | 14.01.2009
L'Etat d'Israël est l'extrême pointe d'un Occident suicidaire enfoncée dans une région qui lui résiste. En tant que tel, il ne peut qu'être extrémiste dans l'utilisation des moyens de destruction et d'autodestruction de cet Occident. Dans un an, deux ans ou plus nous verrons des scènes encore plus horribles que celles d'aujourd'hui.
Ecrit par : jdal | 15.01.2009
Les dirigeants d'Israel déclenchent la guerre pour etre élus pour les prochaines élections....
Bush a déclenché la guerre la guerre d'Irak pour être réélu
Milosevic le Serbe, en son temps, gagnait à chaque fois les elections en déclenchant une guerre juste avant.....
La démocratie est bien malade
Comme dit Kalima, les Israéliens n'ont ils pas déjà perdu la guerre ?
Ecrit par : stéphane | 16.01.2009
Comme j’ai toujours du retard dans mes lectures, je suis en train de lire « Djihad vs McWorld » de Benjamin Barber, dont la traduction française date de 2002. McWorld, je pense qu’il est inutile de s’y étendre : circulation toujours plus frénétique de valeurs et d’images numérisées. Djihad, c’est le double spéculaire de McWorld, l’indispensable Mal du Bien, et la métaphore de tous les tendances au repli dans une unité. Pour Barber, il y a aussi Djihad aux Etats-Unis. A priori, Israël relève de McWorld. Ce n’est pas ceux dénoncent le soutien US à cet Etat qui le contrediront. Cependant, Israël, c’est aussi Djihad. C’est aussi l’enfermement dans une unité mythique, le peuple juif. Connaissant les tendances destructrices, suicidantes, de Djihad et de McWorld, on comprend que leur union dans un Etat les porte à un paroxysme.
Ecrit par : jdal | 16.01.2009
Salam jdal,
On peut comprendre les crimes de guerre commis depuis soixante par l'Etat d'Israél à la lumière des deux constats suivants :
1- l'Etat d'Israël s'est fondé sur la négation de l'existence du peuple palestinien. "Une terre sans peuple pour un peuple sans terre" proclamait la propagande sioniste durant les années 40.
Donc dans l'inconscient collectif israélien, les Palestiniens n'existent pas ou ne devraient pas exister, "un bon Palestinien est un Palestinien mort" disait un général de Tsahal.
C'est ce qui explique l'acharnement des Israéliens à commettre des massacres à grande échelle, à détruire systématiquement les maisons, les lieux culturels et cultuels, à déraciner les arbres appartenant aux Palestiniens, etc.
Et quand ils n'y arrivent pas, ils construisent des murs de 8 mètres de hauteur autour des villes et villages palestiniens pour ne pas voir de palestiniens.
2- Le sionisme est un nationalisme qui est né en Europe au 19ème siècle, il a vu le jour à la même période où se sont développés les différents nationalismes européens.
Tous ces nationalismes européens ont enfanté un monstre et/ou commis des génocides : le nazisme, le facisme, Vichy, le stalinisme, etc.
Le sionisme ne fait donc pas exception, comme ses frères jumaux, les nationalismes européens, il a enfanté d’un montre : l’Etat d’Israël.
Ecrit par : kalima | 18.01.2009
Salam, Kalima
Puis-je te soumettre un commentaire des deux raisons que tu exposes ?
Je ne peux qu’être d’accord avec la première : Vider le territoire qui leur avait été concédé de ses habitants arabes a été la première décision de l’Etat d’Israël. Et cet Etat a continué et continue dans les territoires qu’il a volés.
Sur la seconde, je suis plus nuancé. Le nationalisme juif apparaît un demi-siècle après les nationalismes européens. C’est dans les cinq dernières années du siècle 19 que Herzl s’en convainquit et l’exposa dans « Altneuland ». Il n’est pas né dans le même monde que le Risorgimento, par exemple.
Par ailleurs, contrairement à ses analogues européens, c’est un nationalisme sans terre. C’est même un nationalisme empreint de l’interdiction de posséder la terre. C’est donc un nationalisme de conquête territoriale. Les nationalismes européens furent des entreprises d’indépendance politique.
Enfin, c’est un nationalisme contre, non pas nature, mais culture. Malgré toutes les persécutions, les communautés juives n’émettaient pas de revendications territoriales. Et jusqu’à Herzl, seuls des juifs laïcs (Marx) avaient fait une question de l’existence des Juifs. Aux persécutions, la réponse communautaire était l’émigration.
Néanmoins, il est évident que le nationalisme juif est de culture européenne et qu’il porte toutes les tares de cette culture. A Gaza, Israël fait ni plus ni moins ce que les Etats-Unis ont fait au Viêt-Nam, à Haïphong ou à My Lai, par exemple.
Ecrit par : jdal | 18.01.2009
Deux remarques :
- Israel a perdu la guerre de l'image. C'est évident sur internet avec des milliers et des milliers de voix que ne peuvent pas étouffer les médias officiels. Il suffit de surfer pour se rendre compte sur ce média que la propagande sioniste ne fonctionne plus aussi bien et passe pour ce qu'elle est : de la propagande. Plein de gens, et pas seulement les musulmans, se sont fait leur opinion. Israel vient de montrer son vrai visage.
- La force prime le droit sur la scène internationale... et il n'y a que l'opinion, notamment occidentale, qui puisse l'arrêter, en signifiant aux hommes publics en place qu'ils pourront aller se rhabiller lors des prochaines élections, du fait de leur soutien à Israel et plus encore du fait de la poursuite de leur déni total de justice envers les palestiniens.
Dans ma famille on a tous voté pour Sarkozy, mais ce n'était certainement pas pour qu'il rompe avec la politique étrangère traditionnelle de la France, inspirée par De Gaulle, et pour qu'il aille sans conditions lécher le cul de Bush et des néo-cons.
Ecrit par : Yves | 19.01.2009
@ tous
Je vote à droite, mais mon avis rejoint un peu celui de Yves
Je cite jdal : "il est évident que le nationalisme juif est de culture européenne et qu’il porte toutes les tares de cette culture."
J'ai lu sur un autre blog tenu par une marocaine parler "d'amitié judéo chretienne"
Mais ou allez vous chercher qu'il y a une amitié judéo chretienne ou que le nationalisme juif est de culture europeenne ?
Je connais dans mon entourage 3 juifs : le PDG de mon ancienne boite, le DG de mon ancienne boite, et le troisième qui a la nationalité israelienne, un gars sympa, mais qui vit dans un tres bel appartement de Neuilly sur Seine
Dire en France que les juifs sont riches c'est déjà être antisémite. Et tous ne sont pas riches. Mais dire que parmi les gens riches de ce monde, beaucoup sont juifs, c'est vrai....
Il y a une collision d'interets entre les neo conservateurs américains, les puissants lobby (pétrole....), les banques.... en gros les riches frequentent les riches.
Or parmi tous ces gens les réseaux juifs sont très bien infiltrés (exemple : Madoff et Cie)
D'ou pressions sur les politiques, pressions sur les médias, capacité à acheter des armes très cheres,.....
Ecrit par : Stéphane | 19.01.2009
Bonjour Saïd,
J'apprécie ton blog pour son éclectisme et une certaine communauté de pensée. Ça me ferait plaisir d'y voir figurer une mention de mon premier roman : Chaman, les oiseaux de feu.
La 4e de couv :
"C'est l'histoire d'un gars, on dirait vraiment tout comme il faut, grand, les yeux bleus, les cheveux courts, bien membré, dur à la tâche, un consultant senior en outsourcing baignant dans le culte de la performance au point où travailler plus pour gagner plus est juste un slogan de prolo ringard. En dehors de ses horaires de dingue notre gars se tape une beauté blonde et potelée qui donnerait presque envie d'être à sa place, malgré son inconfortable lucidité sur ce qu'il est : un pur produit du monde qui l'entoure, du mépris ambiant, la tête farcie de mythes de supermarché. Il est lucide sur l'erreur universelle, cette fuite en avant, l'envie d'être quelqu'un d'autre. Arrêtez de rêver. En étant lucide on ne commettrait jamais d'erreurs ? Ça commence début 2001, du temps où il y a encore plein de trucs à merder."
Les 40 premières pages sont accessibles en ligne :
http://www.lulu.com/browse/preview.php?fCID=4686648
Le blog compagnon :
http://laurentcaillette.fr
Fiche technique :
ISBN : 978-1-4092-4256-7
350 pages
Broché, couverture couleur
Format 15,2 x 22,9 cm (6 x 9")
Editeur : Lulu press
Prix au détail : 21,50 euros
C'est un ouvrage imprimé à la demande et autopublié, uniquement disponible sur Amazon. Pour la promotion, ça va être sport ! Je t'en envoie un exemplaire si ça te dit, au cas où tu accepterais de me transmettre ton adresse postale.
Sinon tu peux te procurer le bouquin sur Amazon :
http://www.amazon.fr/Chaman-Oiseaux-Feu-Laurent-Caillette/dp/1409242560
Cordialement,
Laurent Caillette
PS : désolé de poster un commentaire sans rapport avec ton blog, je n'ai juste pas trouvé d'autre moyen de te contacter.
Ecrit par : Laurent Caillette | 22.01.2009
Où vais-je chercher que le nationalisme juif est de culture européenne ? Observation faite que ce qui suit cette question ne réfute en rien ce que je soutiens, il se trouve, et je n’y peux rien, que cette doctrine a été théorisée par un Juif vivant en Europe en regard de la situation des Juifs vivant en Europe. Comme je l’ai noté, n’y pouvant rien encore, c’est en Europe que la « question juive » a été posée par des Européens.
Que le nationalisme juif soit d’inspiration biblique est une chose qui ne saurait effacer les conditions concrètes d’élaboration de ce nationalisme ni le moment de cette élaboration, l’apogée de l’industrie et de l’impérialisme, et les mentalités qu’elle induit. Au demeurant, ce qui suit cette question ne fait que conforter l’appartenance du sionisme à l’ensemble culturel occidental.
A cet égard, n’est-il pas significatif qu’un représentant de la communauté juive marocaine, Simon Levy, a déclaré que l’intervention israélienne à Gaza n’a rien à voir avec le judaïsme, du moins avec le judaïsme tel que le conçoivent les Séfarades, c’est-à-dire les Orientaux selon la catégorisation même employée en Israël ?
Ecrit par : jdal | 23.01.2009
@jdal :
Tu es mieux informé que moi sur le nationalisme juif.
Quand tu parles de "l’appartenance du sionisme à l’ensemble culturel occidental." si cela me dérange c'est justement car on a cette impression.
Avec la shoa les européens ont commis contre les juifs le mal absolu. nous sommes coupables, condamnés à pénitence....
A côté de cela, que vois t on en Israel ? une aisance matérielle, la foi dans le pouvoir de l'argent et de la technique, de la guerre propre (executions ciblées, missiles téléguidés de haute précision, face à des sauvages armés de fusils, ou pire, de kamikazes, on croirait l'amérique en Irak)
Ce qui me surprend, c'est puisque le mal vient de l'europe, pourquoi sont ils à ce point occidentalisés ?
Ecrit par : Stéphane | 24.01.2009
@stephane,
je me permets quelques uelques remarques :
Le mal ne vient pas seulement de l'Europe, le mal n'est pas le propre d'une territoire ou d'une culture, il est de tous les territoires, de toutes les cultures.
Ensuite je ne comprends pas pourquoi certains qualifient la "Shoah" de "mal absolu" ! Dans ce cas comment doit-on qualifier ce qu'ont subi par exemple les indiens d'Amérique. Un génocide bien réel celui là dans le mesure où les indiens ont disparu culturellement et même physiquement. Génocide qui a été planifié, réfléchi et justifié.
Comment et au nom de quoi peut-on décider qu'un mal est absolu, qu'en sait-on par rapport à des atrocités commises par le passé et/ou qui sont à venir ?
L'entretien de la mémoire de la Shoah n'a de sens que si cela nous permet d'empêcher les injustices, les punitions collectives, les camps de concentration, les racismes tous les racismes.
"Plus jamais ça" proclamait-on après la découverte des camps de concentration.
L'insistane sur la Shoah par des gens qui légitiment et justifient les atrocités et les punitions collectives que l'armée d'Israél fait subir aux Palestiniens discrédite la mémoire de la Shoah.
Le sionisme en tant que nationalisme est né en Europe La seule différence avec les autres nationalismes de l'époque c'est qu'il était sans territoire. Il est né en dehors du teritoire qu'il revendiquait.
Les Juifs de l'Orient -que ce soit ceux de la Palestine d'alors, les Juifs du Maghreb, de l'Iraq ou du Yemen- sont restés étrangers au sionisme, en tout cas jusqu'au début des années 50.
Seuls les Juifs de l'Europe (en grande partie ceux qui ne pratiquaient pas) adhéraient au sionisme.
Ecrit par : kalima | 24.01.2009
Bonjour, Stéphane
Il se peut que je connaisse mieux que toi le sionisme (le nationalisme juif). Venant d’un pays où leur présence était millénaire, je n’ai jamais vécu loin des Juifs. Je peux même avouer que ce sont eux qui m’ont appris la joie d’apprendre et de comprendre. Ils sont indispensables à mon existence. Un monde sans eux me serait invivable. J’en ai donc écouté exposer le sionisme en long et en large, mais ce n’était plus dans mon pays.
Kalima a raison de marquer que le mal n’est l’exclusivité d’aucune culture. Ce qui est en revanche culturel, ce sont les moyens et les raisons de faire le mal. Y a-t-il civilisation qui a plus que les Occidentaux développé ces moyens ? Y a-t-il civilisation que s’est donné plus de raisons d’utiliser ces moyens ?
Ta description de la guerre de Gaza me fait penser aux pages de Winston Churchill sur la bataille d’Omdurman, sur la mort invisible qui frappait les compagnons du Mahdi. Aucun sifflement n’annonça la mort aux habitants d’Hiroshima ; la bombe était parachutée.
Il est en effet paradoxal que des gens dont les ascendants ont été anéantis par ces moyens et l’une de ces raisons s’y abandonnent et s’y adonnent. Cela suggère une conversion, ou la perte irréparable d’une culture. Ce ne sont pas seulement des êtres qui sont partis par la cheminée, c’est aussi leur esprit, leur culture. Le crime fut double.
Comme il le fut à chaque fois que des Occidentaux utilisèrent leurs moyens de faire le mal pour leurs raisons. Comme Kalima le marque aussi, ce n’ont pas seulement des Amérindiens qui ont été exterminés, ce sont aussi leurs cultures. Mais tout a une fin :
« Il n’y a qu’une question de temps avant que ce que les Occidentaux appellent une catastrophe moyenne de proportions globales ne survienne. Ce sera la fonction des peuples amérindiens, de tous les naturels, de survivre. » — Russell Means, chef Lakota Oglala.
Ecrit par : jdal | 24.01.2009
J'ai décidé de modifier l'orientation de mes études vers un sujet qui semble avoir plus d''intérêt pour la communauté marocaine de blogueur - la liberté d'expression et les droits de l'homme Le nouveau sondage sur la Blogoma est disponible au lien suivant: http://www.surveygizmo.com/s/91515/blogoma-research
Ca ne devrait pas vous prendre plus de 15 minutes. Vous avez jusqu'au 16 Mars pour le finir. Merci!
Ecrit par : Reb | 26.01.2009
@Jdal et Kalima
je cite : "Ensuite je ne comprends pas pourquoi certains qualifient la "Shoah" de "mal absolu"
=> à l'époque des nazis, le III eme Reich, ou troisième voie était sensé être une alternative à la fois au capitalisme et au communisme.....mais des deux je pense que le capitalisme était le premier ennemi. On croit que les américains sont entrés en guerre par hasard, "pour sauver le monde", mais ce n'est pas cela.
Si on compare capitalisme et nazisme les deux ont pas mal de points commun, et je dirais un certain rapport à la nature : il faut éliminer les faibles (handicapés, homosexuels,...) pour les nazis car il faut aider la nature à ne garder que les meilleurs.
Mais dans le libéralisme, il y a cette idée qu'il ne faut pas intervenir pour laisser faire les choses "naturellement", ici il ne s'agit pas d'élimination physique mais économique.
Le système capitalisme met en avant le mérite personnel, mais les statistiques montrent que c'est faux car il s'agit d'un système qui enrichi les riches et appauvri les pauvres.
Les libéraux mettent en avant qu'ils vaut mieux être éliminé "économiquement" que physiquement, ce qui est à relativiser car dans un systeme ou tout est basé sur l'argent, ne pas exister economiquement signifie ne pas exister du tout.
Pour revenir à la remarque de kalima, c'est vrai que le nazisme n'a pas le monopole de la barbarie, avec le temps l'Europe tourne la page, mais à l'échelle d'une vie ca ne va pas vite :)
Par rapport à Israel, je comprends les réactions indignées face à Israel que je peux voir en parcourant la blogosphere marocaine (soit dit en passant le fait de ne pas avoir de racines Marocaines, mais Françaises et Italiennes, ne m'empeche pas d'apprécier les gens et la culture du Maroc)
Il faut voir que la création de l'état d'Israel il y a 50 ans était un problème politique, mais un problème qui pouvait se résoudre. Aujourd'hui nous avons un certain recul , et au bout de 50 ans Israel ne communique plus avec ses voisins que par les bombes, et pour cela on peut dire que la création d'Israel est un échec.
Il ne faut pas se faire d'illusion, Israel ne survie depuis des dizaines d'années que par le soutien militaire et financier des USA, quand à l'agressivité Israelienne, elle est une preuve de faiblesse : la bete blessée est, dit on, dangereuse
Ecrit par : stéphane | 30.01.2009
Bonjour, Stéphane
Le nazisme comme troisième voie des années 30 ? Il a bien en commun avec le capitalisme le darwinisme social, mais il partage aussi avec le bolchevisme la soumission de l’individu à l’Etat. « Je suis le réalisateur du marxisme » déclara Hitler à Hermann Rauschnig, au cours d’un entretien où il exposait la manipulation des masses. Plutôt l’essai d’une synthèse des éléments de pouvoir du bolchevisme et du capitalisme, une sorte de syncrétisme totalitaire qu’une troisième voie, à mon avis.
Ecrit par : jdal | 31.01.2009
Bonsoir Jdal,
Dans la propagande hitlérienne, le III eme Reich est bien présenté comme la 3 eme voie, qui s'oppose à la fois au matérialisme communisme et capitaliste.
Il ne faut pas oublier que l'Europe des années 30 était fragilisée par la premiere guerre mondiale, et la crise de 1929 a été ressentie en Europe de façon à la fois très dure, et très injuste.
Hitler a été véritablement boosté par la crise de 1929 dans son chemin vers le pouvoir.
Quand à la crise de 2009, elle a malheureusement, semble t il, des ressemblances avec celle de 1929.
Et malheureusement, rien n'exclu à nouveau une déstabilisation de certaines régions du monde fragilisées. Je pense au moyen orient, dont on ne peut pas exclure un embrassement général. J'aimerais me tromper et pecher par pessimisme, mais suite à la crise et si de plus Israel se sent laché par les USA, Israel va devenir un pays de plus en plus agressif et comme malheureusement c'est un pays qui possede l'arme atomique, de plus en en plus dangereux.
Ecrit par : Stéphane | 01.02.2009
Salam Stéphane,
La propagande, c'est la propagande : mensonges. Pour le reste, les circonstances ont bien aidé les menteurs.
La crise actuelle présente en effet des ressemblances avec celle de 29, mais elle n'advient pas dans le même monde. Naguère, la réaction fut le protectionnisme à tous crins. Aujourd'hui, malgré des inclinations évidentes, les puissants feront tout pour ne pas reproduire cette réaction.
Israël peut-il encore être plus agressif qu'il ne vient de le prouver ? No sé. Je pense qu'Israël se soucie comme d'une guigne des Etats-Unis (mais des Juifs étatsuniens), comme il ne donne pas une cive (disait-on en ancien français) des résolution du Conseil de sécurité.
Ceci pensé, Etat sectaire, Israël est un Etat suicidant. Il ne peut être exclu qu'il entraine la région dans son suicide.
Ecrit par : jdal | 03.02.2009
Qui a perdu ?
La réponse me parait évidente : la possibilité que deux peuples vivent sur cette même terre en paix. Pardon d'avoir osé utiliser ce mot...
70% des Israéliens ont soutenu cette attaque. Et ils se gargarisent d'être la seule démocratie du PO c'est que la grande majorité de leur populations soutient les faucons qui ont planifié et exécuté cette attaque.
Israél a créé deux générations de "martyrs" potentiels. Qu'ils ne viennent pas se lamenter après (gouvernement et peuple).
Ecrit par : une marocaine | 15.02.2009
Les perdants... ce sont les mêmes depuis plus d'un demi-siècle... des enfants, des femmes, des hommes palestiniens.
Les gagnants toujours les mêmes et ce, depuis la nuit des temps : l'injustice, la haine, l'arrogance des uns et la cruelle indifférence des autres...
Plus que jamais... j'aurais voulu être une étoile filante...
Ecrit par : brûlure filante | 04.03.2009
Je n'ai pas lu tous les commentaires.
Mais je me permets une contribution à ce débat, dont j'entends déjà les grandes liturgies pro-palestiniennes sonner les cloches et le gong du grand méchant juif.
Primo : les Arabes dans cette région du monde refuse la loi impitoyable et historique de la guerre ? Le vainqueur prend possession des terres. Point. Il n'y a même pas raison de plaquer d'autre jugements moraux anachroniques sur le sujet.
La politique victimaire et martyre des Arabes de cette région est teintée de grands ridicules. Pardon de vous offusquer. Mais j'admets que les horreurs israëliennes ne sont pas plus justifiées.
Comme on dit - c'est con - mais balle au centre.
Cette guerre est depuis longtemps instrumentalisé par les pays et toutes les diplomaties occidentales. Il n'y aurait plus de guerre si les belligérants avaient fermé leur gueule après la guerre des six jours.
Autre idée, que j'aimerais que l'un d'entre vous m'explique.
J'en ai particulièrement mare qu'on me parle sans cesse de Palestine, comme s'il fallait que ce peuple s'arroge un droit sur un pays qui n'existe pas.
Le pays c'est la Cisjordanie, fruit de la scission de la Transjordanie, puis de la Jordanie. Point. Cette Palestine - si elle est historique - n'a aucune autorité diplomatique et entretient une confusion intégrale dans un débat, pourtant simple...
Deux peuples se battent pour un lopin de terre. Exactement à la manière de pince-mi et pince-moi sont sur un bateau.
Israëliens et Palestiniens (qui veulent un truc que l'ONU leur a défendu d'avoir).
Ils perdent la guerre. Ils entretiennent un régime victimaire. Et continuent à alimenter le terrorisme, parce qu'ils refusent de reconnaître la perte de la guerre.
C'est ainsi que je vois les choses.
Je les expose crûment, pour ne pas me perdre dans des palabres inutiles.
Ecrit par : pseudonymes1 | 05.03.2009
D'aucuns en avaient marre qu'on leur parle d'Etats-Unis, comme s'il fallait que les Européens s'arrogent un droit sur un pays qui n'existait pas. Voilà le sel de la palabre.
La loi impitoyable et historique de la guerre exigeait en 1940 que la France fut réduite à une colonie nazie. La palabre est de plus salée.
En fin de compte, le débat n'est pas simple, mais il est à la merci des simplificateurs.
Ecrit par : jdal | 07.03.2009
Jdal :
Avant de vous amuser à juger ce que j'ai écrit (ce que je ne vous empêche pas de faire), ni de vous livrer - avec la monotonie affligeante des toujours mêmes comparaisons); donc avant de juger, vous feriez bien de répondre aux points que j'ai évoqués, plutôt que de "sembler" (car je ne suis pas bien sûr du sens de votre réponse) le nier au motif de "simplification".
Pourquoi ? Car, j'ai admis ma simplification : "pour faire simple", pour pouvoir avancer. Appeler un chat un chat, n'est pas une simplification, mais au contraire, une exactitude. Cela vous horrifie peut-être. Ma question est simple : Pourquoi ?
Votre discours ouvertement pro-arabe (et je ne conteste pas votre filiation ou votre parenté, ni le droit que vous pouvez en tirer pour vous forger une pensée), d'une part, n'est pas contradictoire, et de ce fait n'est pas impartial.
Comme bien souvent, on évite le débat clair et simple sur les idées que j'ai émises, au moyen de comparaisons douteuses, une fois que l'on sort du pathos déclamatoire de la martyrologie arabe.
Je rappelle donc ce que je disais, car je sais que vous n'irez pas faire l'effort de relire.
Les arabes ont perdu la guerre. La Palestine sous mandat britannique n'existe plus. La Palestine en tant que pays n'existe pas. Elle n'existe jamais que comme reste de la fantaisie biblique... Le peuple palestinien (et je conteste pas le fait qu'il se nomme tel) n'a pas de raison d'être, quand et seulement quand la cartographie de la région est relativement claire.
Il y a Israêl (que vous le vouliez ou non, il s'agirait peut-être de reconnaître une décision de l'ONU) et il y a la Cisjordanie (provenant de différents schismes du royaume de Jordanie. Gaza pose un autre problème, du fait de l'enclave entre un territoire égyptien et israëlien.
Je vous saurais gré de méditer sur ces idées, et non pas sur les fantaisies que de mauvaises comparaisons semblent vous suggérer.
Fonder un régime parlemantaire (ah merde, vous vouliez un régime coranique) en Cisjordanie : Okay. Le territoire correspond à des limites précises que ne conteste PAS l'Israël, bien qu'il l'occupe. Créer un autre pays (la Palestine) est géographiquement impossible et faire semblant de ne pas le voir entretient la confusion depuis trente ans dans le conflit du proche-Orient.
La Palestine (dépendant d'un mandat britannique) n'existe. Il serait temps que les Arabes du proche-Orient reconnaissent la victoire d'Israël (peu importe les raisons, perfusions financière de l'ogre Sam...), plutôt que de cesser de nier une évidence ou de plaider pour un droit imaginaire, quand un autre peuple (plus millénaire encore) se l'ait arrogé par les armes.
C'est tout ce que je dis.
Répondez sur ces points. Avant de me traiter de simplificateur.
Cela étant, je ne prétends aucunement avoir brossé toutes les facettes du débat. Je sais - et il est évident - qu'il y a des facettes religieuses, territoriales et politiques qui m'échappent.
Ma palabre est salée pour ceux qui n'en connaissent point le goût. Si le débat est à la merci des simplificateurs, il est surtout à la merci de ceux qui l'instrumentalisent pour prétendre à un droit que les armes et n'importe quelle géopolitique depuis 60 ans leur ont dénié. Et face à ce déni, la réponse est le terrorisme. Puis les bombardements à l'échelle 100. Puis les larmes des Arabes contre le Grand Méchant Loup. Puis d'autres terrorismes...Et ainsi va le monde... C'est vous, Jdal (entre autre) qui êtes responsables - en tant qu'intellectuel - de l'autoentretien du débat, en refusant une évidence. La Palestine n'est plus et ne sera pas.
La cisjordanie, elle, peut-être, si vous militez pour elle et si vous en lui donnez les moyens... Avec l'appui d'autres autorités "palestiniennes".
Ecrit par : pseudonymes1 | 08.03.2009
Les arabes ont perdu la guerre. La Palestine sous mandat britannique n'existe plus. La Palestine en tant que pays n'existe pas. Elle n'existe jamais que comme reste de la fantaisie biblique...
=> sans etre arabe je peux te dire que tu te trompe
j'ai entendu à la radio l'interview d'un haut responsable israelien qui disait qu'israel avait une superficiel de la moitié de celle de la Suisse. Avec une superficie comme celle-là on ne peut pas exclure dans les années qui viennent une invasion terrestre d'Israel par ses voisins.
Apres tout, l'état d'Israel n'existe que depuis environ 50 ans ce qui n'est rien du point de vue de l'histoire
Ecrit par : Stéphane | 09.03.2009
Oui d'accord... Et après.... Qu'est-ce que la taille de l'Israël, sa fébrilité géopolitique avec ses voisins, l'année de naissance a à voir avec la logique morale qui sert son va-t-en guerre ?
Si les Arabes (Hamas, Ezbollah et les consoeurs terroristes) s'allient pour mener une contre-offensive... Avec, en non-dit, la même logique millénaire de la guerre, pour envahir l'Israël (au passage qui sait pourquoi il y a 10-15, on a transformé l'appellation de l'Israël - avec un putain d'article défini - en Israël ? ), okay, ils répondront aux armes par les armes... Fine... Ils ont les raisons de le faire...
Quoi que je ne suis pas sûr qu'on puisse vraiment se fier aux comptabilités respectives de ses pays... Ni aux nôtres d'ailleurs.
Pour clarifier ma position, vraiment au maximum de ce que je peux faire.
Non, à la Palestine. Je n'y vois pas de raison.
Si le (Hamas et le Hezbollah) entrent en guerre (vu que, pour des raisons géopolitques, la Syrie, l'Iran, l'Egypte et la Jordanie ne le feront pas) et défont l'armée Israëlienne ; alors, ils prendront par le sang le territoire de l'Israël délimité à l'ouest du Jourdain et pourront le rebaptiser Palestine. Alors là Okay. Pour être encore plus clair, je ne suis du camp du personne, cela m'amuse de voir la persistance du débat à l'échelle historique... Parce que -et là je transporte le débat sur un autre domaine - la seule question vraiment existentielle là-dedans est : que faire d'une vie d'hommes ? Si ce n'est se battre pour défendre une identité. Une fois qu'on a compris ça, qu'on soit un bougnoule, un youpin ou un connard de blanc-bec... ne change rien... sauf qu'on s'endort plus tranquille et sans haine...
Cela étant. Encore une fois, d'un point de vue logique et historique, je suis plutôt pro-israëlien, et j'attends que quelqu'un critique mes arguments...
Mais si vous voulez, ce tous ces connards de politiques qui sont incapables d'appeler un chat un chat, qui colportent le débat depuis 50 ans. Retour à la notion existentielle de la vie.
Cordialement.
Ecrit par : pseudonymes1 | 09.03.2009
La principale simplification tient dans un adage fabuleux : la raison du plus fort est toujours la meilleure.
Les Arabes ont perdu la guerre : Vae victis. C'est fou ce que l'esprit humain occidental a fait de progrès depuis 390 avant JC. Encore que les Arabes n'ont pas perdu la première qui a été interrompue par un cessez-le-feu.
Malheureusement pour la raison du plus fort, la Palestine existe dans des têtes et dans des coeurs, non moins qu'existait Israël avant qu'il devienne réalité.
Alors pour soutenir la raison du plus fort, que faut-il ? Tenir que les Arabes sont des bons à rien, incapables de réaliser ce que les Juifs ont réalisé ?
Ecrit par : jdal | 14.03.2009
Salut Saïd,
J'espère que ça va chez toi. Je viens de parcourir ton blog en diagonale, il y a des choses intéressante. Je t'invite à aller voir le mien à l'adresse suivante: http://www.myspace.com/philippebraun
j'espère te revoir à l'occasion d'une soirée slam par exemple
A plus
Philippe Braun
Ecrit par : philippe | 19.08.2009




